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SÉRIE EN COURS

7 janvier 2012 - 00:19

Résumé des circonstances particulières ayant marquées les 5 dernières rencontres de la série en cours des Montjoliens : 4 victoires sur les 5 derniers matchs de 2011.

 

SERIE EN COURS

 

Elle s’est faîte longtemps attendre et désirer, comme une mariée… cette première victoire sur le terrain en match officiel !

 

Problèmes de démarrage, retard à l’allumage ?! La version 2011-2012 de l’équipe senior, tel un vieux véhicule diesel a pris son temps pour chauffer le moteur…

Aucune victoire sur les 5 premiers matchs de championnat (hormis le 1-1 vs Roura de la 2ème journée gagné sur tapis vert) ni sur les 6 premiers matchs officiels de la saison.

 

Et pourtant ce n’est pas faute d’avoir laissé leur chance à tous les joueurs, ni d’avoir multiplié les schémas tactiques ou repositionné certains joueurs…

 

Rompre l’enchantement : 19/11 : Victoire à domicile contre Montsinery. 2-1.

 

 Oubliant ses schémas rationnels le coach avait vraiment tout essayé pour conjurer le sort :

 

1) Dans un premier temps le recours à la psychologie : lors du premier match officiel de la saison début septembre, 5 minutes avant le coup d’envoi le coach réunit le 11 titulaire au centre du terrain et nous apprend qu’il s’agit du premier match officiel qu’il dirige depuis la récente disparition de sa maman et que par conséquent il nous demande de tout donner pour ramener la victoire à l’occasion de ce match au caractère spécial pour lui. Défaite 1-6.

 

2) Deuxième tentative le 22 octobre, lors de la 3ème  journée, Joaquín Lobón nous demande de gagner enfin ce premier match en invoquant qu’il s’agit de son premier match depuis la naissance de son premier enfant, Elisa, 7 jours auparavant (le 15/10, jour de l’Assemblée générale du club). Rejoints au score à la dernière seconde du match, nous repartons avec un piteux 1-1 face à une équipe de Bonhomme pourtant très limitée.

 

3) C’est finalement le filon mystico-superstitieux qui vainquit le signe indien* lors de la sixième journée face à Montsinery :

 

Après ces deux tentatives malheureuses, notre gardien de but s’est bien gardé lors du « team-back »** d’avant match de rappeler à ses camarades la naissance de son premier enfant, Ezkerra, 3 jours auparavant (le 16/11, jour de l’avant dernier entraînement précédent le match de Montsinery) et encore moins de demander à ses coéquipiers de redoubler d’efforts pour l’occasion.

 

Défaits 0-1 à la mi-temps, la poisse semblait prendre racine en nous : pas une seule occasion pour Montsinery et pourtant à la 44ème minute un coup franc bien placé, magistralement tiré (enroulé par-dessus le mur) et légèrement dévié par Christophe Romain vient s’échouer dans les buts non loin de la lucarne droite de thomas pancho Miquel.

Ce dernier avait prévu de mettre à la mi-temps un maillot floqué du prénom de son fils afin de marquer d’une pierre blanche ce premier match depuis cet heureux évènement. Le match étant mal engagé et ne souhaitant pas étrenner ce maillot par une défaite, Thomas pensa alors en rentrant aux vestiaires que ce n’était pas le bon moment pour étrenner ce maillot même s’il avait harangué ses coéquipiers en leur disant qu’il était impossible que nous ne gagnions pas ce match, 45 minutes étant amplement suffisantes pour revenir au score. Au coup de sifflet de l’arbitre nous enjoignant de rejoindre le terrain un éclair traversa alors mon esprit, je changeai d’avis et enfilai la nouvelle tunique (voir photos) me disant que cette dédicace aurait d’autant plus de valeur et resterait gravée dans ma mémoire si c’était dans l’adversité que nous ramenions cette première victoire. 35 secondes après le coup d’envoi Yohan Picard égalisait à 1-1. Plus tard Loïc nous donnait l’avantage et nous finissions difficilement mais solidairement le match en tenant le score et ramenant aux forceps notre première victoire de la saison après 3 longs mois de vaches maigres…

 

* « Vaincre le signe indien » : Expression utilisée fréquemment dans le journalisme sportif. Dans certaines tribus indiennes (d'Amérique), les shamans avaient le pouvoir de jeter une malédiction sur leurs ennemis en les marquant mentalement au front d'un dessin représentant le fléau qu'ils souhaitaient voir s'abattre sur leurs victimes. Seuls ceux dont le cœur était pur et la bravoure grande pouvaient espérer échapper aux sorts de ces puissants sorciers.

** « Team back » : Expression empruntée au football américain.  Moment où tous les joueurs d’une équipe se réunissent en cercle, serrés les uns aux autres, afin de décider d’une tactique pour l’action à venir, à l’abri des oreilles  et du regard indiscrets de l’équipe adverse. 

 

27/11 : Victoire à Macouria contre Soula 1-2.

Un vrai déluge s’abattait sur le stade E.Courat, pas d’arbitres à l’horizon, déjà 16h15 et pas d’éclairage. Il nous fallait prendre une décision. Nous nous regroupâmes tous et à l’unanimité décidâmes de jouer la rencontre tout en assumant les conditions désavantageuses : terrain gorgé d’eau, arbitre central et un des assistant provenant de l’autre équipe. De notre côté c'est Sondy Derival qui a bien voulu prendre la touche. Cette intuition fut la bonne.

Au bout d’1/4 d’heure, nouveau coup dur : notre capitaine Mike Clet sort sur contracture. Nous menons au score mais sommes submergés par les assauts de Soula. Le gardien doit s’employer à de nombreuses reprises et sortir le très grand jeu sur de nombreux un contre un ou des frappes meurtrières. Nous menons contre le cours du jeu, 1-0 à la mi-temps. Malheureusement Soula revient au score en milieu de deuxième mi-temps mais avant le coup de sifflet final nous parvenons à arracher notre deuxième victoire sur le terrain contre les éléments humains et naturels.

 

4/12 : Défaite 3-1 contre JOB. (3-0 à la mi-temps).

Une deuxième mi-temps largement à notre avantage (voir  prochain article « des hauts et des bas » et l’article de France-guyane « L’asc JOB sur les  bons rails » scanné et mis en ligne par mes soins, qui accompagnera le premier article), remportée 1-0 et qui aurait dû nous voir revenir à 3-3 (penalty raté par Mickaël B. et occasion en or ratée par Yohan après avoir effacé le gardien).

Je précise au passage que mon nom a été écorné par le journaliste : il faut lire Miquel et non pas Riquel ! Pourtant ce dernier m’a demandé que je lui épelle mon patronyme et je suis le seul joueur du match à avoir joué avec mon nom sur le maillot ! Je ne lui en tiendrai pas rigueur après avoir dû jouer mes 3 premières saisons en Guyane sous une fausse identité : la Ligue m’avait « castillanisé » ou « lusophonisé » : Miguel.

Miquel est la version valencienne (le valencien parlé dans 3 provinces espagnoles est une des 4 langues reconnues par la constitution espagnole, très proche du catalan) de Miguel qui est lui-même la traduction de Michel en français (en Euskera, autre langue officielle d’Espagne, parlée au pays basque français et espagnol, on l’orthographie Mikel). Pour les amateurs de football international et férus d'érudition footbalistique sachez qu'aujourd'hui le club d'Arsenal en première league anglaise compte dans ses rangs les deux cas de figure : Ignassi MIQUEL (défenseur central, catalan née à Barcelone) et Mikel ARTETA (milieu offensif, basque née à San Sébastian).

Ne pas confondre ce dernier avec le milieu de terrain nigérian du Chelsea FC, John Obi MIKEL; il y a bien eu un (ou plutôt une) MIQUEL au Chelsea FC, mais il s'agit d'Amandine MIQUEL (my sister) meneuse de jeu de l'équipe féminine de Chelsea de 1996 à 2001 (championne d'Angletterre U16 en 1998) où elle évoluait devant Fara William en milieu axial (voir article sur Wikipedia concernant cette figure du football féminin mondial : 98 selections en équipe d'Angleterre seniors et 35 buts).

 

11/12 : Victoire 2-3 chez Sport Guyanais.

Entre les blessés et les non assidus aux entraînements le coach a eu jusqu’au dernier moment des difficultés pour former un 11 titulaire et même un groupe de 14 ce qui peut paraitre surprenant au regard de l’effectif pléthorique (environ 30 licenciés seniors) dont il dispose. Un match qui démarre mal 0-1 puis 1-1 sur une superbe égalisation de Mickaël Bocage d’un tir de 40 mètres. Deuxième mi-temps plus à notre avantage qui nous voit mener au score 2-1 grâce à une petite merveille d'extérieur pied droit lobé et tendu de Michel Koese. Sport parvient à égaliser 2-2 et sentant la victoire nous tendre les bras nous forçons le 2-3 avant la fin du match grâce à un but plein de détermination du remplaçant Mike Anakaba.

 

17/12 : Victoire 2-1 vs Favard.

Ce match avait été programmé selon le calendrier le jeudi 15/12 par la Ligue mais pour des raisons obscures que la Ligue ne dévoile pas (on parle des vraies raisons) dans son PV et que notre vice-président Didier Nourel dit ignorer le match a été décalé au samedi 17/12 à la dernière minute.

Plusieurs joueurs importants étaient absents (Alexandre Carrega, Malik Nassah, Thomas etc.), premier match officiel de l’année pour le gardien de but Ivo Narciso. De ce match calamiteux aux dires du coach on ne retiendra que les 4 points et la série de victoire qui continue.

 

Epilogue : une fin d’année heureuse

Il reste un match à jouer pour finir la phase des matchs allers (Renaissance le 21/01) et l’USL Montjoly ne sera définitivement pas champion d’hiver comme le PSG mais une brise s’est faite sentir entre le 19 novembre et le 21 décembre (série de 4 victoires en 5 matchs) annonciatrice d’un vent nouveau qui pourrait bien souffler en 2012 et accompagner les verts jusqu’à la terre promise au terme d’une odyssée palpitante tant le chalenge s’annonce incertain et semé d’embûches…     

 

Tout le mérite et les germes de l’espoir reposent sur le fait que, contre vent et marée (problèmes internes, absences de joueurs clés, une finition identique à celle de l’année dernière, pas de victoire sur les 5 premières journées, des arbitrages ubuesques***, plusieurs matchs sans arbitres officiels, des juges de touches sans foi ni loi, j’en passe et des meilleurs…), l’USL Montjoly est miraculeusement plus que jamais dans la course pour la montée et potentiellement dans le trio de tête avec son match à rejouer contres les Ames claires, talonnant les 2 équipes en forme de cette première moitié d’exercice qui se sont partagé à tour de rôle la première place : JOB et Sport Guyanais.

 

*** « Ubuesque » : De Ubu, personnage de la pièce de théâtre Ubu Roi (Ubu est un despote, cynique, cruel, stupide, cupide, mesquin et vulgaire). Grotesque et caricatural comme le personnage inventé par Alfred Jarry. D’un comique grotesque et démesuré poussé jusqu’à l’absurde.

 

14/01/2012 : Réception de l’AJ Maroni à 15h30 au Stade Edmard Lama pour le compte du premier tour de la coupe de Guyane.

 

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